Blanc-Mesnil: Compte rendu du Conseil Municipal du jeudi 19 juin

Publié le par Hervé Bramy

Bonjour, je vous prie de bien vouloir trouver, ci-joint, le compte-rendu du conseil municipal du 19 juin, par les élu-es du groupe Blanc-Mesnil au coeur.

 

Vous en souhaitant bonne lecture,

 

Fraternellement
Hervé

 

 

Le conseil municipal d’hier soir est révélateur des choix politiques et des méthodes de la nouvelle majorité de droite. Un conseil municipal dont les commissions de travail préparatoires n’ont toujours pas été réunies…


En début de séance des représentants syndicaux locaux et départementaux de la CGT et de la FSU opposés à la suppression de la subvention à la bourse du travail ont manifesté leur mécontentement face au refus obstiné du maire de les recevoir. Seule réponse de celui-ci : « je ne finance pas les associations à caractère politique » en parlant d’un lieu qui reçoit des milliers de Blanc-Mesnilois-es pour la défense de leurs droits de salarié-e-s et de consommateurs quelles que soient leurs opinions.


Une conception singulière de la démocratie qui s’est traduite également par l’adoption d’un règlement intérieur de notre conseil municipal rédigé à la va-vite, sans aucune concertation avec les différentes sensibilités des élus comme le faisait la majorité précédente.


Pire, les articles de ce règlement se référant à la charte de la démocratie locale adoptée en 2007 sont purement et simplement supprimés. Ainsi, le droit de saisine du conseil municipal par les citoyens par voie de pétition a été qualifié par le maire de « curiosité locale ». (Rappelons que ces « curiosités locales » ont valu à la ville lors du mandat précédent un grand prix national « démocratie participative » décerné par le ministère de la ville et permis la saisine du conseil municipal par les habitants au sujet de l’usine de méthanisation en 2013).


Après la décision de créer des conseils de quartiers dont les membres sont désignés par le seul maire, Mr Meignen enfonce le clou de l’éloignement des citoyens des décisions qui les concernent. Dans un contexte d’abstention massive et de défiance grandissante à l’égard de la politique et des élus, ces choix ne font qu’aggraver la grave crise politique et démocratique que connait notre pays. Devant le refus du maire de notre proposition de retravailler ensemble à la rédaction de ce règlement nous n’avons pas pris part au vote.
Un autre sujet inquiétant concerne la piscine et l’abandon de la construction de la fosse de plongée dans cet équipement dont nous avions lancé la reconstruction. Au-delà de la méconnaissance du maire sur le sujet (« la plongée ne concerne que quelques individus, souvent non blanc-mesnilois, certains sont bretons (sic)»), il y a plus grave, car la modification du projet menace l’attribution des subventions de la région, de l’état et du département. Une perte qui pourrait aller jusqu’à 2 millions d’euros pour la ville ! Peut mieux faire en matière d’économie…


Inquiétude aussi concernant la construction du 2ème EHPAD associé à une crèche (établissement pour personnes âgées dépendantes, notamment celles atteintes par la maladie d’Alzheimer dans le projet que nous avions). Sur notre interpellation le maire a répondu « que cela ne se ferait pas » car nous n’aurons pas les financements. Capitulation un peu rapide sur un sujet ô combien essentiel pour des milliers de familles de notre ville et des alentours.


Comme pour la couverture de l’A1, la gare Pierre Sémard, l'amélioration du RER B, le lycée Mozart, la caserne des pompiers, les gares du futur métro… les décisions et les financements il faut aller les chercher et construire avec les habitants les mobilisations nécessaires pour les obtenir. A moins que les terrains réservés à l’EHPAD aient déjà été promis à la vente à des promoteurs privés….


Les blanc-mesnilois-es ont besoin d’élus, d’un maire qui se battent pour des projets utiles à la population. Nous l’avons redit au conseil municipal : pour cela, nous sommes disponibles, sans œillères, afin de contribuer au développement de notre ville et au bien-être de ses habitant-e-s.

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