Bonjour de Copenhague !

Publié le par Hervé Bramy

Impressions. A l’arrivée on se laisse pénétrer par le froid histoire de bien se réveiller. Par la suite on cherche à se protéger tant le froid est pénétrant. Les couleurs pastel de Copenhague me rappelle par certains côtés Saint-Pétersbourg par d’autres, notamment la forme et l’ordonnancement des maisons, Istanbul.  Deux choses impressionnent lorsque l’on pénètre le cœur de la ville : le nombre de vélos et le nombre de policiers. Malgré leur nombre impressionnant il parait que l’on peut malgré tout se faire voler son vélo. Quant aux policiers il est vrai que Copenhague est, durant deux semaines, la capitale d’un monde qu’il faut sauver du réchauffement. Ici bien que le froid pique on sent la tension monter à la veille de la manifestation…

Dans les rues les vitrines ont leur air de fête et les passants affairés à leurs achats. Loin du centre officiel des débats on peut être tenté ce vendredi de se laisser porter par l’ambiance d’une capitale qui ressemble, pour sa vie commerciale, malheureusement, à tant d’autres.

Avec l’aide du froid on se ressaisit ; direction ForumKlima près du parc d’attraction TIVOLI (notre foire du trône en plus réduit). Là c’est l’effervescence sereine, le bouillonnement des idées et des actions des peuples du monde pour préserver la planète. Ici le procès du capitalisme, là celui d’une multinationale de l’agroalimentaire, on signe, une , deux , trois pétitions, on expose et on s’expose, trois salles de sports servent aux débats thématiques, la bleue, la verte, la jaune et les échanges avec la salle s’engagent. L’Amérique latine est ici en force avec de forts discours qui  dénoncent  les multinationales prédatrices des forêts sous l’œil bienveillant de certains états ou celles qui assurent la promotion des OGM comme moyen de lutter contre le réchauffement climatique parce que soit disant moins utilisateurs de moyens motorisés pour leur culture etc

16h : il est déjà l’heure de se rendre à l’Hôtel de ville de Copenhague à l’invitation de nos camarades de l’Alliance Rouge Verte[membres de la GUE et du PGE]. Le bâtiment est majestueux. Il a tout d’un palais royal avec sa bibliothèque qui accueille la salle du Conseil municipal – là où nous sommes reçus- , ses coursives qui encadre une large salle qui sert actuellement d’exposition, ses fresques murales peintes sur toute la hauteur des murs d’escaliers qui narrent l’histoire de la ville, la multitude de portes en bois anciens qui cachent sans doute autant de bureaux et de salles de réunion…. Après un cours propos d’accueil de nos camarades -qui nous disent leurs actions pour réduire la circulation dans certains quartiers et ainsi re-partager l’espace conquis entre les piétons et les vélos- le temps est venue de la collation. Un verre à la main les contacts entre les délégations se nouent avec nos camarades de Refondazion, de Grèce, de DeLinke, de Belgique avec lesquels nous finirons la soirée….

 en sont les négociations ? Nous sommes à Copenhague mais ce n’est pas pour autant que nous sommes mieux branchés sur ce qui se débat au centre névralgiques des négociations. C’est le domaine réservé des sherpas des gouvernements, de l’administration onuséenne, des journalistes  et des représentants accrédités des grandes ONG. Même pas une télé pour nous montrer le cours des débats, il nous faudra attendre demain la réunion de débriefing ou bien tenter de trouver un journal même en anglais, accrocher un mail des réseaux français avec lesquels nous sommes en contact à Paris et qui chaque nous adresse un journal des débats. Il y a là une forme d’ironie inconcevable : être si près et en savoir si peu…

Publié dans Ecologie

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