"Débat" sur l'identité nationale : Je n'y participerai pas dans les conditions fixées par Sarkozy !

Publié le par Hervé Bramy

La nature et les conditions du débat sur l'identité nationale sont particulièrement néfastes pour toutes celles et tous ceux qui font de la diversité un atout d'enrichissement pour l'épanouissement personnel de chaque personne humaine et pour une  civilisation ouverte sur l'apport des différences.
Ce débat n'est pas nouveau, il rebondit à la veille d'une élection et nous ne sommes pas dupes de l'opération politicienne qui n'est pas sans risque politique réel. C'est pourquoi j'ai tenu à décliner l'invitation du Préfet de Seine-Saint-Denis (pour le jeudi 10 décembre). Sur le fond, les termes juxtaposés d'identité nationale n'ont pour moi aucune consistance contemporaine. Plus même, si le Président de la république prétend que "l'identité nationale est un antidote au communautarisme" ce dont nous pourrions nous réjouir on perçoit à la lecture de son texte que c'est pour mieux nous vendre le concept d'intégration qui à mes yeux n'est pas plus valide aujourd'hui. Les modèles de communautarisme à l'anglosaxonne ou d'intégration à la française sont tous les deux en échec: il nous faut donc inventer une autre République celle de l'autre et de l'enrichissement des différences en ne demandant à personne de se fondre dans un profil type d'un "bon français" que personne n'est en capacité de définir. La responsabilité prise par le président de la République et de son ministre dans l'inflation de propos racistes, xénophobe, islamophobe (avec l'affaire Suisse des minarets) relève non seulement du défouloir institutionnalisé mais risque de créer un climat délétère inadmissible qui va  nuire au nécessaire vivre ensemble que pour ma part j'appelle de mes voeux. Toutefois les progressistes ne peuvent laisser s'installer un tel processus sans le dénoncer et s'y opposer.

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