En Seine Saint-Denis, il faut développer l’hôpital

Publié le par Hervé Bramy

Le personnel de l’hôpital René MURET BIGOTTINI est en lutte pour le respect des missions de services publics qu’ils dispensent. La direction de l’Assistance Publique des Hôpitaux de Paris (AP-HP), qui maintient une politique de gestion comptable et de rentabilité financière de la santé, veut imposer un regroupement de trois hôpitaux de la Seine-Saint-Denis en une seule unité. Ainsi Avicenne, Jean Verdier et René Muret constitueraient, un seul et même établissement. Actuellement cela risque de conduire à la suppression de deux urgences sur trois et d’une maternité, ce serait une nouvelle disparition de lits ainsi que de 3 à 4000 salariés qui se profilerait à l’horizon si un coup d’arrêt n’était pas mis à cette politique de casse. Un tel projet ne peut donc pas s’imposer ni aux salariés, ni à la population de la Seine Saint-Denis. Ce département est déjà sous doté et il ne peut faire à nouveau les frais de choix anti-sociaux.

 

La fédération de la Seine-Saint-Denis du Parti Communiste Français soutient l’engagement et la lutte des personnels qui servent l’intérêt général. Elle exige le retrait de ce projet qui ne correspond ni aux besoins de la population ni à celui des salariés. Elle revendique un audacieux projet de développement hospitalier pour l’AP HP qui doit se traduire, comme nous l’exigeons depuis longtemps par la création d’un véritable Centre Hospitalier Universitaire (CHU). Cette ambition pour notre département ne peut se concevoir sans une large concertation avec les salariés, les comités d’usagers et les élus.

 

Après la claque de dimanche lors des élections régionales, Sarkozy-Fillon veulent poursuivre leurs réformes catastrophiques. Les personnels et les patients ont toutes les raisons de poursuivre leur combat, comme ils l’ont fait mardi dans la grande manifestation pour la santé, la retraite et l’emploi.

 

Les communistes de Seine-Saint-Denis exigent une autre politique de santé, une politique qui vise à satisfaire les besoins, à soulager ceux qui déjà fragilisés par la crise, souffrent dans leur corps. La santé n’est pas un luxe, c’est un droit, elle ne doit être soumise à la rentabilité financière mais à l’efficacité sociale et humaine. Oui à la santé solidaire, non à la logique financière !

 

Hervé BRAMY

Secrétaire Départemental du PCF

Conseiller Général de la Seine-Saint-Denis

Maire-Adjoint de Blanc-Mesnil

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