Forum Mondial de l'Eau : déclaration du Parti Communiste Français

Publié le par Hervé Bramy

Forum mondial: déclaration du Parti Communiste Français

Une délégation du PCF conduite par Pierre Laurent, Secrétaire national s'est rendue au Forum Mondial de l’eau à Marseille pour rencontrer tous les acteurs, élus et citoyens qui agissent pour le droit à l'eau. Pour les communistes l'eau doit être considérée comme un bien commun de l'humanité qui impose une rupture avec les logiques capitalistes.

Nous voulons contribuer aux solutions pour sa protection, son partage, sa gestion démocratique et publique en ouvrant un nouveau champ de solidarité nationale. Ce n’est plus aux seuls usagers de supporter sur leur facture le poids des investissements lourds qui doivent être faits pour atteindre le bon état écologique de l’eau.

Seul le service public peut garantir l’égalité et son accès à chacun. Il doit être l'outil de la mise en oeuvre d’un tarif unique modulé sur l’ensemble du territoire et assurer la péréquation nécessaire sur les investissements. En effet les collectivités locales doivent conserver la compétence de la gestion de l’eau mais ce service public national doit les accompagner dans leur maîtrise publique. Le pôle public national de l'eau doit permettre de se réapproprier les enjeux de la recherche, du développement, du financement, de la formation, aujourd’hui essentiellement détenus par le privé, et agir pour un contrôle démocratique associant les citoyen-ne-s.

L'eau, plus qu'un besoin vital, est un droit fondamental qui reste à conquérir dans notre pays et dans le monde. C'est pour cette ambition que nous rencontrerons également les mouvements et associations qui se mobilisent au sein du Forum Alternatif Mondial de l'eau (FAME).

Enfin nous porterons les propositions des parlementaires communistes et du Front de Gauche qui agissent pour la création d’un nouveau droit social. Il est en effet urgent de dépasser le système curatif d’aide à l’impayé et instaurer un nouveau droit à l’eau au même titre que celui au logement ou à l’énergie. Il faut asseoir un nouveau financement qui ne pèse pas que sur l’usager, instaurer un principe de solidarité nationale reposant sur un pôle public fort mettant à contribution les revenus financiers issus de la marchandisation de l’eau. La gauche a une responsabilité pour redonner de l'espoir et s’attaquer aux grands enjeux environnementaux et sociaux.

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