Le 22 avril, je vote Mélenchon

Publié le par Hervé Bramy

Il se passe quelque chose d’inhabituel dans le pays. Bousculant bien des scénarios établis le Front de Gauche apparaît dans le paysage en bonne place. En effet, de plus en plus de Blanc Mesnilois que je rencontre perçoivent  que c’est là que se réinvente la gauche. Ils veulent sortir Sarkozy. Ils aspirent à ce que la gauche gagne mais surtout qu’elle réussisse sur la durée. Dans ce contexte le Front de Gauche est de plus en plus perçu comme ouvrant l’espoir d’une politique de gauche qui répond à leurs attentes.

 

Bien des observateurs ont du mal à comprendre ce qui se passe. Après les succès des meetings du Blanc-Mesnil et de Bobigny, puis l’énorme succès populaire de la Bastille (120 000), l’envie d’être ensemble et différents pour porter l’ambition d’une véritable alternative, reste le ferment de la dynamique en cours partout dans le pays.

 

Je ne fais pas mystère de mon engagement pour le Front de Gauche et son candidat commun, Jean Luc Mélenchon, car pour dépasser la crise sur la durée en Europe, combattre les politiques d’austérité et ouvrir en grand les portes du changement en France il faut être audacieux et s’engager sur des choix d’ambition.

 

Jamais le chômage n’a frappé autant et jamais les inégalités de revenu n’ont été si fortes. Et ce n’est pas l’instauration de la TVA sociale chère au patronat français, imposture refusée par 64% des français, qui modifiera cela, bien au contraire. Ni le Mécanisme Européen de Stabilité qui s’apparente à un « FMI Européen » pour imposer la règle d’or de l’austérité aux peuples. Cette situation qui fait le bonheur des amis du président de la République est insupportable et sans issue pour le plus grand nombre et pour notre pays.

 

Jamais les services publics n’ont été autant attaqués. Les collectivités locales qui jusqu’ici pouvaient agir au coté de l’Etat, se voient de plus en plus sollicitées pour remplacer celui-ci dans ses missions et, en même temps, elles sont limitées par le gouvernement actuel dans leurs moyens financiers. Le Président –candidat nous annonce, en cas de réélection, la mise en place d’une Réduction Générale des Politiques Publiques pour les communes, départements et régions contrevenant ainsi à la libre administration des collectivités locales. Déjà, la suppression de la taxe professionnelle exonère les entreprises de leur participation à l’impôt local. Par conséquence ce sont la droite et le MEDEF  qui dicte aux  collectivités le choix entre faire payer plus les habitants ou limiter les services publics locaux.

 

Mais tout cela n’est pas inéluctable car le Front de gauche est un rassemblement d’avenir. Nul besoin d’attendre pour mener les batailles sur les salaires, les loyers, le prix de l’énergie, par exemple.

 

Ainsi loin des polémiques ou tentatives de dispersion, quand le Front de Gauche propose dans son programme l’HUMAIN D’ABORD de porter le SMIC à 1700€,  le retour à la retraite à 60 ans pour tous à taux plein ou encore la planification écologique comme nouveau mode production afin de préserver la planète nous exprimons, ni plus ni moins, la volonté de répondre aux attentes populaires, à l’urgence sociale qui fait rage dans notre département et notre pays, à l’ambition de donner, face au monde de la finance, le pouvoir au peuple.

 

Le meilleur résultat possible pour Jean Luc Mélenchon et l’élection d’un plus grand nombre de député-es communistes et du Front de Gauche sont déterminants. Car quelque soit le président élu c’est au Parlement que se voteront les lois, pas à l’Elysée.

 

Oui ensemble nous pouvons prendre le pouvoir sur nos vies ! Le 22 avril, je vote Mélenchon, je vous invite à en faire autant.

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