Le sens de notre engagement au sein de la campagne 10:10

Publié le par Hervé Bramy

 

Le PCF a décidé de répondre favorablement à la sollicitation de Yann Arthus-Bertrand, Président de GoodPlanet de participer à la campagne 10 :10 en faveur de la réduction des émissions de carbone. En effet, nous voulons apporter notre contribution volontaire et active à cette action en faveur de la préservation de la planète. Nous sommes conscients que face à l’ampleur de la crise écologique tous les citoyens et toutes les organisations peuvent à leur échelle contribuer à en réduire la portée.
 Nos élus et nos militant-es, là où ils vivent et travaillent, participent concrètement de la nécessaire prise de conscience écologique. Dans plusieurs de nos collectivités nos actes de gestion sont empreints de cette volonté en portant des innovations dont les agents du service public territorial sont les promoteurs. Élaboration d’agendas 21, de bilans carbone et énergétique, promotion des économies d’énergies et des énergies renouvelables, réalisation de circulations douces, valorisation de l’utilisation du vélo au sein des administration, plan éco-citoyenneté et d’éco-administration etc.
Ces réalisations s’inscrivent dans une intense et résolue démarche participative visant à la co-élaboration des objectifs environnementaux à atteindre. En effet, c’est l’information, la formation des individus et donc la conviction qui constituent les meilleurs atouts de l’engagement pour la réussite partagée.
 
C’est dans cet esprit que nous voulons continuer de prendre des initiatives afin que l’espace Niemeyer, le siège du PCF, devienne, en fonction de nos moyens, un lieu exemplaire de l’ambition écologique qui nous anime.
A cette étape, nous nous engageons donc à réduire de 10% nos émissions de gaz à effet de serre sur une période de 12 mois à compter de 2010 dans le cadre de la campagne de la fondation GoodPlanet pour lutter contre le réchauffement climatique avec le soutien de WWF France et de l’ADEME.

En décembre dernier, une délégation du PCF à participé au sommet de Copenhague. A cette occasion nous avons contribué avec d’autres, en  Europe notamment, au large mouvement citoyen afin de peser positivement  sur le contenu des négociations des chefs d’états. A l’approche de  rencontre intermédiaire de Bonn qui prépare le sommet de Mexico   restons mobilisés. Ainsi nous sommes tout autant déterminés à  transformer la société afin d’en finir avec les incohérences humaines, sociales, financières et écologiques de la mondialisation capitaliste. 

C’est en son cœur que les citoyen-nes et les organisations doivent également intervenir. Nous avons l’intime conviction que tant que la recherche exclusive du profit constituera le vecteur essentiel du développement alors la nature et toutes les activités humaines auront à subir des atteintes et des dégradations préjudiciables pour l’avenir des générations. Les temps courts des profits ne s’accommodent pas avec les temps nécessairement longs des écosystèmes pour leur régénération. L’actuelle marée noire en Floride et les responsabilités de BP dans ce terrible drame environnemental en apporte une vivante preuve. C’est pourquoi nous considérons qu’il est urgent de concevoir un autre mode développement. Cela veut dire engager de profondes transformations dans les domaines économique, financier et social. Cela ne peut s’envisager à nos yeux qu’en amplifiant les combats pour l’égalité d’accès aux droits, à la justice et au progrès social en lien avec les luttes de nos concitoyens à la ville comme à l’entreprise. La réduction des inégalités environnementales et sociales qui vont toujours de pair doit être au cœur du développement social humain que l’époque exige.


Parti communiste français,
Paris, le 6 juin 2010.

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article