Les salariés de PSA Peugeot Citroën méritent le respect

Publié le par Hervé Bramy

Le groupe PSA Peugeot Citroën vient de confirmer la suppression de plus de 1900 postes en France pour l’année 2012, dont 196 à Aulnay (140 sur le site de production et 56 dans la recherche et le développement). Les intérimaires subiront aussi les effets de ces mesures puisque PSA compte en remercier quelque 800 sur l’ensemble du pays.
Le groupe a tenté de rassurer les salariés en leur affirmant que la fermeture du site d’Aulnay n’était pas d’actualité et que la C3 y serait produite jusqu’en 2014 mais les organisations syndicales exigent à juste titre des garanties. En effet, la production a été divisée par deux depuis 2004 et Philippe Varin, président du directoire, ne cesse d’évoquer un problème de compétitivité… Autant de signaux qui inquiètent le personnel ! Il est donc tout à fait compréhensible que le personnel redoute une fermeture à terme du site. Les syndicats rassemblés ont adressé une lettre à Nicolas Sarkozy pour lui demander la mise en place d’une réunion tripartite « Etat-PSA-Syndicats » afin de pouvoir aboutir sur un accord qui assurerait le maintien de tous les emplois sur le site d’Aulnay jusqu’en 2016 au moins. La situation est critique et nous nous solidarisons complètement avec l’ensemble des salariés qui vivent aujourd’hui dans l’incertitude quant à leur avenir et celui de leurs familles. Nous leur renouvelons notre soutien et nous demandons qu’ils soient entendus et respectés comme ils le méritent.Avec eux, nous réclamons des réponses claires et des garanties de la part de la direction de PSA pour l’avenir de leur usine et de leurs emplois. Nous dénonçons ces politiques libérales qui n’ont pas d’autre but que d’enrichir le capital au détriment de l’humain. En multipliant les délocalisations et les plans dits « sociaux », elles jettent de plus en plus d’hommes et de femmes dans le désarroi. D’autres choix sont possibles : Nous luttons pour que, dans la production aussi, l’humain soit placé au centre et nous souhaitons que se développe en France la première de ses richesses, qui n’est pas la finance mais bien le travail humain, c'est-à-dire l’emploi et la qualification de ses travailleurs.
Groupe communiste, citoyen, Front de gauche
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