Louisiane : le PCF pour la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement rattachée à l’ONU

Publié le par Hervé Bramy

8_5.jpgLa plateforme Deepwater Horizon n’en finit pas de déverser son poison dans les mers du golfe du Mexique. Une fois encore la Louisiane, sa population et tout son écosystème est victime d’une grave catastrophe écologique. Au-delà des pertes humaines des ouvriers de la plateforme on peut s’attendre à un véritable cataclysme en matière de biodiversité. Ce sont près de 400 espèces de la région qui risquent d’être mis en péril.

Ce ne sont pas les dénégations révoltantes du patron de BP, Tony Hayward, qui cherche à minimiser les conséquences de la marée noire qui peuvent rassurer celles et ceux qui se mobilisent pour une société non productiviste et de l’après pétrole.

Tout semble une nouvelle fois indiquer que la cause est à rechercher du côté des profits et de l’irresponsabilité des dirigeants comme des actionnaires.

En effet, cette plateforme louée par BP à l’entreprise coréenne Huyndai Heavy Industries ne serait pas dotée du système de sécurité télécommandé aujourd’hui obligatoire au Brésil et en Norvège. Ce système n’existe pas parce que BP estime qu’il est trop couteux (377 000€).

Cette cynique décision risque de coûter bien plus chère à l’humanité pour à la fois colmater le puits, stopper la pollution et surtout réparer ce qui pourra l’être afin permettre à cet écosystème de survivre, y compris dans son volet économique pour l’activité de pêche du secteur. Les dirigeants de BP en ont-ils bien conscience ?

Depuis trente ans la planète a connu plusieurs marées noires qui ont meurtri nos paysages et nos activités maritimes. Et les côtes françaises n’ont pas été épargnées.

Il est temps que de véritables règles s’imposent à tous et partout afin de protéger l’environnement et les conditions du contrôle de leur respect par tous les producteurs du monde. C’est pourquoi nous militons pour la création d’une Organisation Mondiale de l’Environnement rattachée à l’ONU. Lors du récent sommet de Cochabamba, et après Copenhague, des dizaines de milliers de citoyens et d’acteurs écologiques ont tenu à rappeler que dorénavant il faudrait compter avec eux. Leurs mobilisations qui ne peuvent que s’amplifier afin que les États prennent leurs responsabilités est une donnée nouvelle qui contribuera à l’avènement d’un nouveau mode développement, de production et de consommation.

Les communistes français sont de ceux qui inscrivent la nécessité écologique au sein de leur projet de société.

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