Partager l'article ! Mon intervention lors de la manifestation contre la fermeture de PSA-Aulnay le 18 février: C’est une tr ...
C’est une très belle mobilisation de résistance et d’espoir. Le succès de notre rassemblement d’aujourd’hui est égal voire supérieur à la première grande manif ouvrière dans les rues d’Aulnay en 1968 ou des salariés d’Idéal Standard en 1976.
Une manifestation de résistance à la stratégie financière du patron et des actionnaires de PSA qui n’ont comme seule boussole que leur taux de profits.
Or, la première des richesses de notre pays ce n’est pas la finance, mais le travail humain. Pour les communistes et leurs élus, il faut sortir l’industrie des griffes des marchés financiers!
Pour les libéraux la baisse du coût du travail est un dogme indépassable. Ils rêvent même d’usines sans travailleurs et surtout parmi eux, celles et ceux qui revendiquent pour leur emploi, leur salaire, le maintien de l’activité à Aulnay.
Les salariés de l’usine savent que les communistes et leurs élus, pour être très régulièrement à la porte de l’usine, sont toujours là face aux coups tordus ou quand la direction répriment les délégués syndicaux.
Notre présence d’aujourd’hui est donc naturelle. Elle exprime le total soutien des communistes à votre mobilisation pour le maintien de la production à Aulnay. Nous voulons être aussi des acteurs politiques de l’espoir et donc du développement de l’industrie automobile dans notre département.
Nos parlementaires Marie George Buffet, Eliane Assassi, François Asensi en France, Patrick Le Hyaric à Bruxelles agissent sans cesse, auprès de la direction comme du gouvernement, pour dénoncer les stratégies du renoncement et de délocalisation. Ils portent, en lien avec vos délégués, l’ambition d’une politique d’aménagement et de développement industriel fondées sur des exigences d’emploi, de qualification, de recherche et d’environnement.
Ce n’est ni la reconversion de l’industrie automobile, ni l’aménagement du site dans le cadre du Grand Paris qui doivent être au cœur de l’actualité de la gauche mais le maintien de l’activité du site après 201, avec la programmation d’un nouveau véhicule propre, à un prix abordable par les familles populaires de notre département. Le rythme de remplacement des voitures se ralentie ? Hé bien il faut augmenter les salaires et porter le SMIC à 1700 €.
La gauche doit combattre le cancer financier qui détruit notre industrie. Ne plus laisser les actionnaires s’approprier le savoir faire des salariés. Sécuriser l’emploi et la formation tout au long de la vie. Donner de nouveaux pouvoirs aux salariés pour de nouveaux modes de production. Relocaliser l’industrie avec la planification écologique. Agir en Europe pour la mise en place d’un véritable fonds européen d’aide à la ré-industrialisation et dans le monde pour s’opposer à un libre échange sauvage et dévastateur.
Produire en France ne doit pas être un slogan ; il faut des actes !
Chers amis et camarades, les communistes ne laisseront plus aucune friche industrielle s’installer sur notre territoire. Vous pouvez compter sur notre détermination.