Non au Fast Food salarial chez Paul !

Publié le par Hervé Bramy

Mardi, je suis allé témoigner du soutien déterminé de la fédération de Seine-Saint-Denis du Parti communiste français aux salariés de la boulangerie Paul du Centre .Commercial “Drancy Avenir” en lutte pour leurs emplois, leurs droits et acquis sociaux.
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Pour assurer ses taux de rentabilité à deux chiffres la Société Paul du groupe Holder, côtée en bourse, se soulage de la gestion directe de ses salariés en développant une stratégie de mise en location gérance- franchise de sa fameuse et réputée marque de boulangerie. Ainsi le groupe n’hésite pas à sacrifier l’emploi et les conditions de travail Ce groupe qui affiche pourtant un chiffre d’affaires de 4 à 500 millions d’euros veut faire payer aux salariés les hausses des matières premières dues la spéculation. Ce que le Pdg de Holder appelle les “ratés du monde financier international”.

Pour les salariés et leurs familles c’est inaceptable! Le nouveau patron de la boulangerie Paul à Drancy vient de chez MacDo et veut importer ses critères libéraux de gestion  : perte de la prime d’ancienneté et de la prime d’objectif; gel des salaires, plus de participation de l’employeur au finacement de la mutuelle, plus de comité d’entreprise, perte des droits syndicaux...

Cette stratégie de franchise pourrait s’élargir à toute l’Ie-de-France.

Les communistes de Seine-Saint-Denis et leurs élus interviennent dès aujourd’hui auprès des pouvoirs publics pour que la société Paul et le groupe Holder qui se revendique “entreprise familiale ; ambassadrice de l’art de vivre à la française” prenne des engagements pour préserver l’emploi, les niveaux de rémunérations, les acquis et les droits de salariés.

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saida 05/08/2010 23:29


et oui comme on dit les cordoniers sont souvent les plus mal chaussés!!!!!!!!!


mariam giagnolini 05/08/2010 17:31


c'est quand même trés risible de vous voir vous investir pour d'autre alors que dans votre ville et au sein de votre équipe municipale d'autre ce comporte comme ceux que vous décriez. En temoigne
ce courrier resté encore une fois sans réponse et pour ma part j'entame mon troisième mois sans salaire, ni indémnitées d'aucunes sortes.

Mme Giagnolini Mariam
Blanc-Mesnil le 28/06/10


Madame Bouvier
Présidente de la maison pour tous Jean Jaurès


Objet : réclamation salaire

En date du 29 octobre 2009, je vous ai adressé un courrier relatant des difficultés que je rencontrais avec vous concernant le règlement de mon salaire. (Voir pièce jointe)
Sans réponse de votre part je me suis retournée vers l’inspection du travail.
Le 17 novembre 2009, Mme Dugrane, contrôleur du travail vous adressait un courrier concernant ma situation. (Voir pièce jointe)
A nouveau vous avez fait le choix d’ignorer ce courrier en ne daignant même pas répondre, sans pour autant régulariser ma situation comme cela vous était demandé.
Mai 2010, vous poursuivez dans votre attitude, et aller même beaucoup plus loin, car j’ai eu le choc de découvrir sur mon bulletin de salaire la somme de 135.22 euro comme salaire net à payer.
Pensant à une erreur, j’ai contacté la sécurité sociale et j’ai appris à cette occasion que vous aviez décidé de ne plus appliquer la subrogation me concernant.
Soit, cependant pourriez vous me dire sur quelle base, quels critères, quel article de la convention collective, vous vous appuyez pour décider de ne plus me verser de salaire.
Ce unilatéralement, sans que j’en sois informée.
Etes vous vous au-dessus des lois, des droits, pour maltraiter de la sorte les salariés.
Quelle image pour une adjointe au maire déléguée au personnel !!!!
Les salariés de la ville sont-ils logés à la même enseigne ? Reçoivent ils eux aussi une fin de non recevoir lorsqu’ils vous sollicite ?
Mme la présidente, comment dois je interpréter votre comportement ?? Harcèlement, discrimination en raison de l’état de santé ???
A ce jour, bien que financièrement je me trouve dans une situation catastrophique de votre fait, j’ai pris la décision de saisir les prud’hommes sur ce dossier, accompagnée d’un avocat pour me
défendre et faire valoir mes droits.
Je sais par ailleurs que sur l’ensemble des autres maisons pour tous les salariés ne sont pas traités de la sorte concernant leur arrêt maladie et condition de rémunération, la convention
collective des centres sociaux est appliquée.
Pourquoi cet acharnement ?
Au moment ou je vous écris je n’ai pas encore reçu mon bulletin de salaire du mois de juin mais au point ou vous en êtes arrivé j’ai peur d’y découvrir le chiffre 0 euros dans la rubrique salaire
net à payer.

En principe on finit toujours un courrier avec une formule de politesse, mais je suis tellement écœurer que vous l’écrire serait pure hypocrisie alors je ne le ferai pas.

Copie à Mr le Maire
Copie à Mme Dugranne contrôleur du travail
Copie à Union Locale CGT