PSA Aulnay : grève des salariés contre un plan de licenciement et de fermeture d’usine inacceptable.

Publié le par Hervé Bramy

Je vous livre ci-dessous un communiqué de presse que j'ai diffusé sur la situation de PSA

 

 

 

J'apporte tout mon soutien aux salariés de PSA, qui ont entamé hier une grève reconductible, avec occupation, contre un plan de licenciement et de fermeture d’usine inacceptable !

 

Alors que l’usine d’Aulnay est menacée de fermeture en 2014, la négociation des conditions du plan social laissent transparaitre une réalité bien crue. Qu’il s’agisse de licenciements secs, de mutations vers une autre usine du groupe, ou d’une hypothétique réindustrialisation du site d’Aulnay, la direction de PSA n’accompagnera qu’à minima les salariés d’Aulnay et ne leur offre pas la garantie de retrouver un emploi.

 

Pourtant l’usine d’Aulnay produit le véhicule de Citroën le plus vendu. Les salariés y sont bien formés, ont des compétences reconnues et l’usine est rentable. De plus selon l’estimation du cabinet d’expertise « Secafi », le coût de la fermeture de l’usine d’Aulnay s’élèverait à 250 millions d’euros  pour une économie annuelle de 58 millions d’euros. Le PCF demande à PSA d’investir les profits générés par ses salariés dans le maintien de l’usine d’Aulnay et son développement, plutôt que de les consacrer à la destruction d’un outil industriel et au sacrifice de l’avenir de ses salariés.

 

J'ai écrit au président de la République pour proposer des solutions permettant le maintien dans l’emploi des salariés d’Aulnay. François Hollande s’est contenté de transmettre ce courrier et la réponse du ministère du redressement productif s’est avérée bien courte. L’urgence sociale d’une intervention de l’Etat sur la situation de PSA Aulnay nécessite bien plus qu’un lapidaire accusé de réception !

 

L’Etat a apporté, en octobre, une garantie de 7 milliards d’euros à la filiale financière de PSA. Le gigantisme de cette somme est bien la preuve que l’Etat a des moyens d’actions plus grands, que la simple nomination de Louis Gallois au conseil de surveillance de PSA…. Il doit intervenir pour empêcher un désastre social et industriel !

 

52 personnalités politiques, syndicales et associatives ont signé un appel de large rassemblement demandant d’autres alternatives aux licenciements. Le Parti communiste rendra cet appel public le 17 janvier à l’occasion de « la marche pour l’emploi » en Seine-Saint-Denis, lancée à l’appel de six organisations syndicales, à laquelle il participera depuis Pantin.

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