PSA : Mettons de l’argent pour préserver l’emploi, plutôt que pour payer l’actionnariat !

Publié le par Hervé Bramy

 

Les salariés de PSA Aulnay, débutent leur treizième semaine de grève, contre la fermeture de leur usine et pour le maintien de leurs emplois. Les jours et les semaines s’écoulent, sans que le PDG de PSA, Patrick Varin ne montre le  moindre signe de sollicitude à leur égard. Il refuse toute réouverture des négociations sur le plan de licenciement, prenant prétexte de la mauvaise situation économique de son entreprise. Ainsi, Monsieur Varin n’aurait plus d’argent pour les salariés qui ont fait la richesse de son entreprise, ou pour préserver l’outil industriel d’Aulnay…


Or, comme l’a révélé le syndicat CGT de PSA Aulnay, il en va différemment pour ses actionnaires. L’assemblée générale de PSA, convoquée le 24 avril, propose, dans les résolutions N°15 et 16, ni plus, ni moins, que de dilapider jusqu’à 340 millions d’euros des réserves financières de PSA dans des rachats d’actions, destinées à être détruites. Cette opération spéculative, qui détruit de la richesse en pure perte, vise à faire augmenter le cours de bourse de l’action PSA, pour complaire aux actionnaires… 


Cette décision, si elle venait à être confirmée par l’assemblée générale de PSA, seraient un véritable scandale financier ! Alors que le chiffre du chômage explose, mettons chez PSA de l’argent pour préserver l’emploi, plutôt que pour payer l’actionnariat !  


L’Etat, qui a apporté sa garantie financière à la structure de financement de PSA à hauteur de 7 milliards d’euros, n’avait obtenu en échange qu’une maigre contrepartie : la nomination d’un représentant de l’Etat, Louis Gallois, au sein du Conseil de Surveillance de PSA. Les résolutions n°15 et 16 de l’AG des actionnaires montrent que la situation économique de PSA est moins catastrophique que ce que laissait entendre sa direction. Avec 340 millions d’euros, il est possible de maintenir le site industriel d’Aulnay et de sauver des emplois !


Le PCF 93 demande à l’Etat et à son représentant au sein de PSA, l’annulation des résolutions n°15 et 16 soumises à l’assemblée générales des actionnaires du groupe, la suppression de la résolution n°17, qui permettrait aux dirigeants de PSA de se partager 30 millions d’euros de stock-options et la nomination d’un médiateur indépendant permettant de renégocier le plan de licenciement et de discuter des conditions de maintien des emplois et du site industriel de PSA Aulnay.

 

Herve Bramy,

 


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